Simone VEIL

Simone Veil
La classe de 1ASSP (2016-2017) a suivi les traces de Simone VEIL.
La classe de 1ASSP à Auschwitz.

Simone Veil, son enfance
La jeunesse de Simone VEIL.
Cadette d’une famille de quatre enfants, Simone Veil naît en 1927 à Nice, de parents tous deux juifs, non pratiquants et érudits. Son père est architecte, mais la crise économique des années 1930 va frapper la famille qui connaît de grosses difficultés financières. Une situation qui va aller s’aggravant, avec la seconde Guerre mondiale.

Une famille persécutée
A partir de 1940, la famille subit la persécution anti-juifs. Elle tente de se protéger en transformant son vrai nom (Jacob) en Jacquier, mais en mars 1944, Simone d’abord est arrêtée par la Gestapo, ainsi que le reste sa famille.
Simone se retrouve à Drancy, puis à Auschwitz, avec sa mère et sa sœur Madeleine. Son autre sœur Denise, résistante, sera arrêtée plus tard et déportée à Ravensbrück (d’où elle reviendra), son père et son frère en Lituanie. Simone Veil ne les reverra jamais.
Elle sera ensuite transférée dans plusieurs camps (Bobrek, puis Bergen-Belsen).

De la guerre à la libération
Simone VEIL - La mémoire.
Dans les camps, Simone, sa mère et sa soeur échappent à la sélection, exécutent diverses tâches (terrassement, cuisine) et parviennent à survivre. Sa mère meurt du typhus, sa sœur est aussi atteinte de la même maladie mais l’arrivée des Alliés la sauve de justesse.
Simone Jacob retrouve la liberté en avril 1945. Les trois sœurs Simone, Denise et Madeleine seront les uniques survivantes de leur famille.

Elle entreprend ensuite de brillantes études de droit, mais c’est à Sciences po qu’elle rencontre Antoine Veil, qui devient son mari en 1946.

Sa vie politique
Simone VEIL - Femme politique.
Simone Veil entre après la fin de ses études dans la Magistrature.
En 1969, elle entre dans le monde politique quand elle intègre le cabinet de René Pleven, Garde des Sceaux.
Lorsque Valéry Giscard d’Estaing est élu président de la République, en 1974, elle devient ministre de la Santé, dans le gouvernement Chirac.

L’IVG devient légale
Simone Veil et le débat sur l’IVG en 1e Bac Pro.
C’est à elle que l’on doit en novembre 1974 la dépénalisation de l’avortement en France (le texte entre en vigueur en 1975). Cette avancée majeure lui vaudra de rester très populaire dans l’opinion, même si à l’époque l’opposition à son projet de loi semble parfois féroce : elle reçoit des lettres anonymes où les foetus avortés sont comparés aux enfants morts à Auschwitz.

Simone Veil, la pionnière
Simone Veil l’européenne.
En 1979, elle devient la première femme à prendre la présidence du Parlement Européen. Simone Veil fait de la construction européenne une de ses priorités
Celle qui ne définit pas du tout comme une "militante" a pourtant accompli une belle carrière politique.
Elle sera plusieurs fois ministres.

Simone Veil, la pro-européenne
Elle siège auprès des sages au Conseil Constitutionnel de mars 1998 à mars 2007. Durant son mandat, elle soulève une nouvelle fois la polémique en prenant position pour le OUI au référendum sur la constitution européenne.
Au-delà de la politique, Simone Veil est aussi Présidente d’honneur de la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Simone Veil, femme de lettres
En novembre 2007, Simone Veil publie ses mémoires sous un titre emprunté à Maupassant : Une Vie (lire un extrait). Elle revient bien entendu sur les événements phares de sa vie : la déportation, les débats houleux à l’Assemblée nationale pour la loi autorisant l’avortement, ses travaux en tant que ministre.
En 2010, Simone Veil devient membre de l’Académie française, figurant ainsi parmi les rares femmes de la prestigieuse instance.

Respectée de tous, quels que soient les partis, elle est une figure majeure de la vie politique du 20e siècle.

Hommages présentés dans les médias :

Sur TF1

Sur France3

Sur M6

Biographies dans les hebdomadaires